Lundi 27 juillet 2009
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Publié dans : Cuisine
Voici une spécialité japonaise que j'aime beaucoup et qui ouvre un horizon de possibilités gustatives: l'okonomiyaki. Le
premier kanji signifie 'aimer' et le second 'cuire', on pourrait donc traduire "okonomiyaki" par "plaisir grillé"! Si vous vous souvenez bien, j'avais déjà évoqué ce plat lors de mon article sur
les "monjas"... L'okonomiyaki est parfois surnommée crêpe, pancake,omelette fourre-tout voire même pizza par les
étrangers, mais elle ne ressemble vraiment à aucun de ces plats, et dépends énormément des régions. Alors que l'okonomiyaki d'Osaka (celle qu'on trouve à Tokyo et donc la seule que je connaissais
avant mon séjour sur la côte de San-yo), mélange tous les ingrédients dès le début de la cuisson, dans une pâte faite d'eau, de farine et d'oeufs, et dont l'ingrédient principal est le chou, celle
d'Hiroshima fait cuire les ingrédients petit à petit et a une grande originalité: elle est fourrée aux soba (pates à base de farine de sarrasin très
consommées au Japon)!
De retour de Miyajima, j'ai rencontrée une japonaise un peu folle et très sympathique en vacances elle-aussi à Hiroshima (en vacances pour un seul jour...faut pas déconner non plus, on est au
Japon)... Elle avait rencontré le jour-même un Hawaiien et un Hiroshima-ien qui lui avait proposé d'aller manger des okonomiyaki... Et c'est ainsi que toute la joyeuse bande débarque dans ce tout
petit resto près de la gare pour aller déguster une huitre frite et une grosse okonomiyaki pour seulement 600yens (un peu plus de 4 euros)!
Hop hop, c'est parti pour la recette!
On commence par faire une petite crêpe toute simple (sauf que la pâte est faite à base de farine de sarrasin, d'eau, et de
poissons séchés réduits en poudre si on en croit wikipédia)
Puis, on ajoute quelques ingrédients: le chou, le soja, le maïs (et éventuellement des champignons, de la viande, du poulpe,etc.)
De l'autre côté un talentueux jeune cuistot fait revenir des soba, admirez son style et sa dextérité!
En attendant que le tout cuise, on peut se faire une petite pause huitres (elles-aussi spécialités d'Hiroshima) grillée au beurre et accompagnée de citron... Je dois dire que je n'aime pas les
huitres habituellement, mais là... un véritable délice! Je n'avais jamais imaginé qu'une huitre puisse être si bonne, du pur plaisir!
On revient ensuite à nos okonomiyaki...
On ajoute les sobas par-dessus les autres ingrédients, et on retourne le tout (ça m'a l'air très compliqué à réaliser!). On laisse cuire quelques instants et on met tout ça sur un oeuf
préalablement étalé en crêpe. On obtient donc une sorte de sandwich, une face "crêpe", une face oeuf.
(à droite les "crêpes" et au milieu un "oeuf", les deux faces de l'okonomiyaki)
Et on laisse cuire encore quelques temps afin que tout soit bien cuit. Pour finir, on met une petite couche de sauce spéciale okonomiyaki, on saupoudre d'algue et de poissons séchés, c'est prêt!
On déguste à la spatule directement sur la plaque!
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Jeudi 23 juillet 2009
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Publié dans : Vie quotidienne
J'aimerais ici parler d'une des spécificités japonaises: les distributeurs! Evidemment, on a aussi en France,
mais ce n'est pas la même chose! Ici, plutôt que d'être l'apanage des écoles, universités et gares, les japonais ont créé le concept des distributeurs d'extérieur! Chaque route, chaque parc, chaque
forêt possède son distributeur! On en trouve dans les endroits les plus improbables, à se demander comment des fils électriques peuvent se rendre en pleine nature!
Et il ne s'agit pas d'un distributeur par-ci, un distributeur par-là: sur le chemin que j'emprunte chaque jour de ma maison à la gare (à peine 10minutes de trajet), j'ai compté pas moins de 15
distributeurs!
Autre différence avec la france: ce qu'il distribue! Plutôt que les simples machines à café, diverses canettes, et sachet de chips ou bonbons, les distributeurs s'étendent à bien d'autres domaines!
La grande majorité d'entre eux vendent de l'eau , du thé, et, dans une moindre proportion, des sodas, on retrouve également dans certains distributeurs d'intérieur une grande gamme de différent
café, du parfum fraise au café latté, servis chaud (98°C) ou froid (1°C)... mais aussi des distributeurs bien plus originaux! Au programme: bière, saké, cigarettes, journaux, parapluies... Et ce
n'est que très rarement que l'on peut tomber sur des distributeurs de "manger". Mais la grande majorité est consacré aux boissons et au cigarettes (à peu près moitié-moitié pour mon trajet
quotidien!)
boissons...
saké ... cigarettes
... bières...
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Jeudi 23 juillet 2009
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Publié dans : Tourisme
A moins d'une heure d'Hiroshima en tranmway (1/4 d'heure en train mais c'est plus cher!), se trouve le deuxième
sankei 三景 (trois paysages): Miyajima, littéralement "l'île-temple", où trône le mondialement connu Torii dans l'eau, symbole du Japon (et des publicités Air France pour le Japon).
A peine 10 minutes de bateau, et on se retrouve sur cette île sacrée, où tout ce qui se rapporte à la mort et au sang est interdit: personne n'y nait, ni n'y meurt, et il fut un temps où
personne n'y vivait. Aujourd'hui un groupe d'environ 2000 habitants vit sur l'île mais il y a toujours ni maternité, ni cimetière.
Je ne vous fait pas perdre plus de temps avec son histoire, voici la photo tant attendue du fameux Torii :
Impossible d'échapper aux touristes à cause de la marée basse, en
repassant 5h plus tard, après l'ascension du Mont Misen, la marée était toujours pareille... Je suppose qu'elle est descendue puis remonté entre temps, sans pour autant monter suffisamment pour
noyer les touristes!
Une fois de plus, je reste sceptique devant la beauté d'un "des trois plus beaux paysages japonais"... Effectivement, c'est impressionnant, mais il y a tant de choses bien plus belles au Japon!
J'aurais bien aimé voir les trois sankei tout de même, mais je n'ai plus le temps! Amanohashidate sera pour une autre fois!
Outre, les touristes, la faune se réduit aux daims et aux singes en
liberté! Les daims, loin d'être peureux, nous accueillent dès le port en essayant de manger tout tissus ou papier à leur portée (à commencer par nos tee-shirts!) et nous accompagnent tout au long
de nos promenades jusqu'au sommet du Mont Misen, point culminant de l'île.
Les singes, en revanche, sont un peu plus timides, et sont concentrés au sommet de l'île... Plutôt plus calmes que les daims, malgré les avertissements à leur encontre.
Le principal temple de l'île, auquel le Torii est associé, est le temple d'Itsukushima (厳島, l'île sévère, majestueuse, solennelle? difficile à traduire!), dédale flottant sur l'eau (enfin à marée
haute!). Ce jour-là (dimanche dernier) a lieu un mariage, vous pouvez peut-être apercevoir la robe blanche de la mariée.
Après les obligations touristiques, on part faire un petit tour dans la nature (nettement moins de monde): après la traversée du parc momijidani (もみじ谷)et sa forêt d'érables (la feuille d'érable est
d'ailleurs le symbole d'Hiroshima, et de nombreuses patisseries fourrée à l'anko, au macha, ou à la crème, ont cette forme), direction le Mont Misen! ça me fait un petit entrainement pour le Mont
Fuji du week-end prochain.. même s'il ne culmine qu'à 530m, mine de rien c'est fatiguant en partant du niveau de la mer!
Au moment où je croyais être enfin arrivée, si assoiffée que je me jette sur une bouteille de 50cl d'eau à 250yens (plus de 2€), un escalier dévoile de nouvelles marches, arggggg!
Après un suprême effort, j'arrive enfin au sommet (où deux gentils belges m'offrent un bout de pêche salvateur)... Il faut reconnaitre qu'on a une belle vue sur la baie d'Hiroshima.
Je termine cet article par un petit clin d'oeil à Nikko, et plus précisément le Toshogu aux trois singes "ne dis pas le mal, n'entends pas le mal, ne vois pas le mal", avec ses mini-moines rigolos
dispersés un peu partout autour d'un autre temple de Miyajima, le Daigan-ji.
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Mercredi 22 juillet 2009
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Publié dans : Tourisme
M'y étant pris un peu tard pour réserver une chambre, je n'ai pas trouvé d'auberge de jeunesse, mais à la place
j'ai pu passer une nuit dans un sympathique ryokan très très bien équipé (télé, frigo, sèche-cheveux, yukata, serviettes de bains, brosse à dent pré-dentifricée(!), cendrier, allumette,
anti-moustique...)
Bref, très agréable, d'autant plus que j'ai eu la chambre la plus grande (prévue pour huit, alors que j'étais toute seule!) donc futons, couvertures et oreillers à volonté, et , le petit plus,
seule chambre équipée d'une grande salle de bain privée, que du bonheur! Allez, je vous donne l'adresse si vous voulez passer une nuit à Okayama (4200yen/personne) : http://w150.j.fiw-web.net/. Pour 600 yens de plus, vous avez droit à un petit déjeuner japonais (sans natto !) : bol de riz, soupe miso, omelette, légume et
poissons...
Le principal (seul) intérêt d' Okayama est son superbe jardin: le Kôraku-en 後楽園, considéré comme l'un des trois plus beaux jardins japonais, les deux autres étant le Kenrokuen de Kanazawa et
le Kairakuen de Mito. Sous un ciel magnifique (qui m'a valu un sacré coup de soleil), je me rends donc dans ce magnifique parc dont l'entrée est supposée couter 350 yens... et je me fais
immédiatemment aborder par des lycéennes japonaises ayant le projet de faire une visite gratuite en anglais pour les touristes! Voici mes quatre guides:
La visite est même agrémentée d'une "cérémonie du thé" (simplifiée!), qui
me permet de gouter à la spécialité d'Okayama, les kibi dango, dango fait à base de maizena (le dango est une boulette de "mochi", pâte de riz, qui peut être fourré avec du thé vert, de la pâte de
haricot rouge ou encore aromatisé à la fleur de cerisier). La saveur sucrée du dango compense l'amertume du thé vert "macha" utilisé pour la cérémonie.
Après la visite guidée, j'ai quand même trainé quelques heures dans ce parc pour prendre plus de photos, et tremper longuement mes pieds dans le courant d'un ruisseau... Voici donc deux petites
photos de l'idyllique jardin:
Du jardin, on peut apercevoir au-dessus des arbres, le majestueux chateau d'Okayama, surnommé le Château du corbeau (Ujo 烏城) en raison de ses murs noirs, par opposition au Château de Himeji, "le
Héron blanc", d'architecture semblable mais tout blanc (plus grand, plus beau, et plus connu aussi).
A part ça, pas grand chose à voir à Okayama! Après avoir trainé dans le parc, et fait le tour du chateau, je ne savais plus quoi faire! Il y a bien quelques musées dans le coin, mais je n'avais pas
tellement envie de payer pour voir une succession de panneaux japonais incompréhensibles, et me priver de ce beau soleil...(à la place, je suis allé m'enfermer pendant 3h à la gare!)
Sur le chemin du chateau à la gare, j'ai eu la chance de croiser un japonais endormi donc photographiable en toute discrétion!
Et pour terminer, un petit parfum de Kyoto où je ne suis pas allée cette année, avec cette jeune maiko (apprenti geisha) distribuant des uchiwa (éventail japonais, à ne pas confondre avec l'éventail classique chinois: le sensu, les deux sont présents en Chine comme au Japon) et des flyers pour une école de Kyoto devant la gare.
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Mardi 21 juillet 2009
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05:24
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Publié dans : Vie quotidienne
Juste un petit mot... Après le bus de nuit vers Sendai, le bateau à Hakone, l'avion pour l'Hokkaido... il me manquait le
shinkansen (新幹線
). Pour me rendre à l'autre bout du Honshu, le shinkansen était le moyen de transport idéal : il parcourt
les 900 km séparant Tokyo de Hiroshima en moins de 4 heures! Pas étonnant avec sa forme aérodynamique si spéciale!
Mais il n'a pas que des avantages, et ça commence avec son prix! L'aller-retour Tokyo-Hiroshima m'a couté la bagatelle de 36000yen... soit près de 300euros! Arg! Quand je pense que j'ai droit à un
peu plus de 2h de train par jour pour seulement 580yens (bon ok, c'est pas vraiment la même chose, mais c'est quand même 30fois moins cher!!) Et dire que certains japonais emprunte le shinkansen
tous les jours pour faire le trajet Osaka-Tokyo... J'espère qu'il bénéficie d'un abonnement très intéressant...sinon, le prix brut serait environ 160€/jour pour vous donner une idée! Autre problème
(que je n'ai pas rencontré puisque je voyageais seulement avec un petit sac à dos): il n'y a pas de compartiments pour mettre ses bagages... Enfin, il y a quand même de la place au-dessus des
sièges, et surtout beaucoup de places pour étendre les jambes! Mais je veux bien concéder qu'il n'y a peut-être pas de place pour une grosse valise...
De mon point de vue, c'est tout de même plus confortable que le TGV, mais le prix est un peu disuasif! Et je regrette de l'avoir pris la nuit, avec un peu de chance j'aurai pu voir le Mont Fuji de
jour... Enfin, je ne désespère pas le week-end prochain sera objectif Mont Fuji!
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